La Section ira-t-elle en demi-finale ? [SRT_SDEBAT_Surtitre]la question [ACC_SDEBAT_Accroche]Quatrièmes après la phase aller, les Palois sont en bonne position pour la qualif’. Peuvent-ils tenir le rythme ?

La Section ira-t-elle en demi-finale ? [SRT_SDEBAT_Surtitre] la question  [ACC_SDEBAT_Accroche]Quatrièmes après la phase aller, les Palois sont en bonne position pour la qualif'. Peuvent-ils tenir le rythme ?

Solidité en conquête et efficacité derrière

Alors que le premier match à Aix avait laissé craindre l’inverse (défaite, 27-3), la conquête directe paloise se révèle efficace. Face à La Rochelle, elle a également prouvé qu’elle pouvait hausser son degré d’intensité au niveau des formations les mieux équipées. Les jeunes comme Barrère (photo) apportent la touche de concurrence qui tire le collectif vers le haut. Derrière, avec un buteur et un finisseur de la trempe des Manca et Hiriart, Pau peut frapper à tout moment.

Pau, au niveau des ténors

En prenant le bonus offensif face aux Montois, en battant La Rochelle qui pensait avoir lancé sa saison, et en grappillant le bonus défensif sur le terrain de Grenoble, les Palois prouvent qu’ils font mieux que rivaliser avec les ténors. Ils sont au niveau.

Un calendrier périlleux dans une compétition plus serrée que jamais

Si on ne cesse de le répéter, c’est qu’il y a bien une raison. Cette Pro D2 est plus serrée que jamais. Onze petits points séparent Dax, deuxième (46 pts), de Bourgoin, onzième (35 pts). Dans ce contexte, la Section devra se déplacer à huit reprises pour sept réceptions. Si certains des voyages semblent accessibles (Béziers, Narbonne, Périgueux), sa quatrième place, aussi louable soit-elle, ne lui offre pas de marge de manœuvre.

Des trous d’air coupables

Ce deuxième point est lié directement à celui énoncé ci-dessus. La Section devra se déplacer plus qu’elle ne recevra, et pourtant elle n’a pas vraiment donné de gages de solidité loin de ses bases malgré deux succès à Bourgoin et Aurillac. On garde bien plus en mémoire les larges faux pas contre Aix-en-Provence, Albi ou encore le naufrage à Oyonnax. Cette irrégularité coupable pourrait être fatale à ses ambitions.


L’éternel recommencement

Les Capistes ont encore laissé filer une occasion de ramener des points.

Les Capistes ont encore laissé filer une occasion de ramener des points. (archive jean-christophe sounalet)

Le mistral – qui soufflait à plus de 90 km/h samedi sur Aix – a tout emporté sur son passage, y compris les espoirs d’un succès périgourdin en Provence pour cette dernière rencontre de la phase aller. Envisager ce scénario n’avait rien d’incongru tant le CAP aurait pu renverser la tendance à la 71e minute. Menés 12-8, les hommes de Dantin rataient une pénalité facile, à 22 m face aux perches. Malheureux, Rongiéras l’expédiait hors du cadre. « C’est le tournant de cette rencontre, expliquaient les membres du staff périgourdin. Pays d’Aix aurait alors douté et nous étions, avec le vent, en bonne position pour les mettre en difficulté. »

« C’est rageant »

Juste après ce coup du sort, les visiteurs continuaient à pilonner la ligne d’en-but. À droite, à gauche, les efforts des trois quarts étaient louables, mais un peu trop stériles. Et sur une interception en bout de ligne, alors que Mouret était bien décalé pour marquer l’essai de la gagne, Solana crucifiait les espoirs du CAP. Un long coup de pied, un rebond favorable, un point de fixation, le jeu repartait sur les extérieurs. Les joueurs d’Aix, en surnombre, débordaient le dernier rideau périgourdin. Noutary marquait le seul essai provençal. 19-8 au final, même pas de point de bonus défensif. Une fois de plus l’addition est lourde pour le CAP, qui ne méritait certainement pas ça.

« C’est rageant car on tenait bien la fin de match, expliquait le pilier Naulleau, un ancien de la maison aixoise. On a été tout proche de les mettre à la faute mais cet essai en contre nous a tués. Jusque-là, nous étions bien en place. »

Et même mieux, puisqu’à la 21e minute, Botica ne prenait pas la pénalité sifflée sur la ligne des 40 m. Bien vu ! La superbe combinaison qui suivait sur la pénaltouche envoyait Hugo Rongiéras à dam (3-5).

Un programme terrible

Derrière, le CAP commettait trop de fautes et le buteur aixois, Jérémy Bourlon s’en donnait à cœur joie : 9-5 à la pause, 12-8 plus tard. On connaît la suite. Et Périgueux de rester englué en dernière position de Pro D2. Dommage, car un point de bonus (au minimum) grappillé à l’extérieur aurait permis de tenir la cadence imposée par Béziers et Narbonne, également défaits, mais à domicile, avec un point au compteur. Désormais, la bande à Dantin ne doit pas revenir bredouille d’Auch, samedi. Car avec la réception de La Rochelle dans la foulée, suivi d’un délicat déplacement à Bourgoin, la suite s’annonce terrible. Sans compter que le CAP rendra ensuite visite à Narbonne, début février, pour ce qui constituera une véritable finale pour le maintien.

Steven Imber


Ligue féminine : Basket Landes signe Zurowska

Justyna Zurowska

Justyna Zurowska (Wikimedia)

Selon l’AFP polonaise, Justyna Zurowska aurait signé un contrat avec Basket Landes jusqu’à la fin de la saison. L’intérieure internationale polonaise (1985, 1.88 m) a disputé la première partie de saison sous les couleurs de Lotos Gdynia (Pologne) où elle tournait à 9.5 pts, 3.9 rbds et 1.4 passes décisives par match en championnat et 7 pts, 3.4 rbds et 1.8 pds en Euroligue.

Selon nos informations, sous réserve de validation de son contrat par la commission de gestion de la LFB, Zurowska devrait arriver dans les Landes aujourd’hui et pourrait être qualifiée pour le déplacement à Charleville-Mézière, samedi soir.


Le comité de Charente-Maritime de basket-ball pleure Michel Château

Depuis son accident médical en avril 2007, sa volonté d’aller de l’avant n’a pas suffi : Michel Château est mort dans la nuit de vendredi à samedi dernier.

« Michel s’est battu pendant ses nombreuses années mais le destin en a voulu autrement », rappelle Sylvette Gourdon, actuelle présidente du comité départemental de Charente-Maritime.

Michel Château, c’est l’histoire d’une vie consacrée au basket, d’une véritable passion qui débute en 1971. Il joue alors au club de Tasdon Basket. Arbitre de 1972 à 1993, dont quinze ans en fédéral, puis formateur et évaluateur d’arbitres, il est élu au comité départemental de Charente-Maritime en 1974. Pendant sept ans, il préside le CDAMC, puis le comité de 1984 à 2008. Il est élu à la ligue de 1976 à 2008. En 1992, il est élu au comité directeur de la Fédération française de basket-ball (FFBB).

Il a été récompensé par le Coq d’Argent de la FFBB et la médaille d’or du Ministère de la Jeunesse et des Sports.

« Au-delà de son activité au service du basket, pour tous ceux qui ont la chance de le côtoyer régulièrement, de relever les valeurs humaines de cet homme d’exception », salue Sylvette Gourdon. « Le comité départemental de basket présente ses plus sincères condoléances à son épouse Colette et ses enfants Pierre et Marie. »

Ses obsèques se dérouleront demain à 14 h 30 au cimetière d’Aytré.


L’ASM souffre, mais s’impose

C’est avec, dans son quinze de départ, ses sept joueurs retenus en équipe de France pour préparer le Tournoi des Six Nations que l’ASM Clermont-Auvergne s’est imposée hier soir à domicile face au RC Toulon, en clôture de la 15e journée. Et ce fut au terme d’un combat d’une spectaculaire intensité, à l’image du pilonnage (vain) de la ligne auvergnate par les avants du RC Toulon dans les dernières minutes.

La joie des Clermontois était, au coup de sifflet final, à la hauteur dela difficulté qu’ils ont eue à reprendre l’avantage après l’essai de l’arrière toulonnais Benjamin Lapeyre (6-13, 25e). C’est d’une percée d’un revenant en équipe de France, Julien Malzieu, suivie d’un essai de son capitaine Aurélien Rougerie, qu’est venu le salut des « Jaunards » (22-19, 66e). L’ASM conforte ainsi sa 2e place au classement avec, désormais, 10 points d’avance sur le RC Toulon.


Redémarrage en côte

À l'aller, le collectif landais n'avait laissé que des miettes aux Ardennaises (74-37).

À l’aller, le collectif landais n’avait laissé que des miettes aux Ardennaises (74-37). (ph. Nicolas Le Lièvre)

Nous les avions laissées émoussées par un calendrier infernal mais victorieuses face à une équipe de Mondeville, à laquelle elles subtilisaient du même coup la troisième place du championnat. On ignorait alors que ce huitième succès serait le dernier de l’année 2011. Que le forfait d’Arras autoriserait les joueuses de Basket Landes à un départ en vacances anticipé, mais mérité.

Reste à savoir si cette courte parenthèse hivernale aura permis aux Landaises de recharger leurs batteries. Si le collectif s’est remis au travail avec envie et assiduité depuis le 30 décembre, on en saura plus ce soir sur le parquet de Charleville-Mézières où les partenaires d’Anaïs Le Gluher-Cano espèrent repartir de plus belle dans leur quête d’un accessit pour les playoffs.

1 Les sept travaux de janvier

On a connu reprise plus douce. Le calendrier de janvier s’annonce sans pitié et sans répit pour Basket Landes qui enchaînera sept matchs en quatre semaines. Le déplacement dans les Ardennes sera suivi de deux réceptions : Bourges « qui voudra nous faire payer d’avoir gagné au Prado », et Nice « lanterne rouge, qui viendra vendre chèrement sa peau ». Deux rencontres intercalées entre les huitièmes aller et retour d’Eurocup face à Arras (1).

Atrébates et Landaises ne se quitteront pas en ce début 2012 crucial, puisque les deux équipes sont tombées d’accord pour rattraper la journée 14, repoussée en raison d’une épidémie de gastro-entérite dans le clan nordiste juste avant la trêve, le mercredi 25 janvier. Soit trois jours avant le premier tour de Coupe de France à Perpignan, dessert de ce menu de reprise particulièrement copieux.

« J’aurais préféré jouer Arras à la date prévue, mais au moins, on sera à jour assez vite », indiquait Olivier Lafargue, le coach landais, à la veille d’un déplacement dans les Ardennes en avion.

Une option rarissime lors du championnat domestique, mais que le staff espère payante à plus ou moins long terme. « Si on peut s’éviter un long voyage épuisant dès la reprise, c’est aussi bien », plaide le technicien.

2 Repartir du bon pied

Olivier Lafargue connaît trop l’importance de réussir sa reprise, que ses joueuses ont souvent ratée. Comme ce 8 janvier 2011 quand, « après avoir mené de 20 points », Basket Landes avait craqué face à la grinta des locataires de la salle Bayard (51-49), avant de rechuter à Villeneuve-d’Ascq.

« On s’était un peu compliqué les choses avant de finir la saison en trombe, reconnaît Olivier Lafargue. Mais comme on n’est pas sûr de réaliser la même fin de saison, autant éviter de commettre de nouvelles bêtises. » Comprenez : s’épargner un nouveau revers sur le parquet d’un mal classé, après les déconvenues de Lyon (55-51) et d’Aix-en-Provence (59-54).

Hormis l’éclatant succès à Belgrade en Coupe d’Europe, Basket Landes n’a plus glané les deux points hors de ses bases depuis le 13 novembre à Nantes (56-61). Souhaitons que la série ne s’éternise pas et que les étrennes passent à l’heure pour Basket Landes. Après tout, c’est la période des vœux…

3 Passer Pâques au balcon

Si Basket Landes avait un souhait à formuler, ce serait sans doute celui de figurer dans le top 4 de LFB au printemps, rang qui lui ouvrirait les portes des demi-finales. Pour l’heure, les Landaises sont dans les clous. Dans un classement en trompe-l’œil, dont les matchs en retard perturbent la lisibilité, Basket Landes pointe à la cinquième place, à égalité de points (21) avec Hainaut et Tarbes, mais avec une rencontre en moins. Si la césure avec la deuxième partie de tableau (de 8 à 14) est déjà conséquente (3 victoires), la marge de manœuvre demeure infime avec ses devanciers et principaux rivaux pour le Top 4, Bourges (4e) et Mondeville (3e), dernière formation à s’être imposée dans le chaudron de Bayard.

4 Les Flammes cherchent l’étincelle

« Le bilan ne correspond pas à ce que l’on souhaitait », déclarait cette semaine à nos confrères de l’Union Katé Dimitrova, l’arrière bulgare des Carolos. À la trêve, les rêves européens se semblent plus franchement d’actualité pour l’ex-Landaise du FCBA. Treizièmes (avec un match en retard à Bourges), les Flammes sont plus que jamais engagées dans la lutte pour le maintien. L’attaque la moins prolifique de la division n’en demeure pas moins un danger. Qui plus est dans son antre fétiche, où jusqu’ici, elle a réussi à combler ses manquements offensifs par une défense de fer, et contrer l’ensemble de ses rivaux directs. En revanche, les Flammes n’ont pas encore trouvé la petite étincelle pour dominer des équipes de haut de tableau (Montpellier et l’Usom) à Bayard. La troisième tentative pourrait être la bonne, à condition que le collectif ardennais ait digéré la séparation d’avec l’une de ses plus coriaces guerrières sous le cercle, Magali Lacroix, pour incompatibilité d’humeur avec l’entraîneur. Mais au-delà des points à prendre, laver l’affront du match aller, soldé par un humiliant 74-37, constituera une solide base de motivation pour les Carolomacériennes.

(1) Les huitièmes de l’Eurocup face à Arras ayant été programmés les mercredi 11 et 18 janvier au lieu des jeudis, les rencontres de championnat initialement prévues le dimanche 15 janvier contre Bourges et le 22 janvier face à Nice ont été avancés au samedi 14 janvier (20 heures) et au samedi 21 (20 heures).


Sla victoire est belle

Cognac a réaffirmé son statut de solide prétendant aux playoffs.

Cognac a réaffirmé son statut de solide prétendant aux playoffs. (Photo Kluba Tadeusz)

Pour son premier rendez-vous de l’année civile à domicile, Cognac a renoué avec les bonnes résolutions prises en début de saison. La rencontre d’hier face à Angers, était l’occasion de retrouver un peu de ce lustre perdu avant les fêtes (trois défaites en quatre rencontres). Et même si tout fut loin d’être parfait, le CBB a au moins eu le mérite de chasser ses vieux démons, tout en réaffirmant son statut de solide prétendant aux playoffs.

Une dixième victoire acquise dans la douleur, à deux journées de la mi-saison, grâce à un troisième quart de folie (21-5). La symbolique des chiffres est forte, et l’on peut désormais affirmer que si les Charentais rééditent le même parcours durant la phase retour, ils parviendront à se hisser dans la partie haute des huit postulants à l’accession en Pro-B (de la première à la cinquième place).

Pourtant rien ne laissait présager d’une telle issue tant l’entame cognaçaise fut poussive.

Portés par le trio Lonzième-Sulpice-Traoré, les Angevins profitent des atermoiements de leurs hôtes pour créer un premier écart significatif (4-13, 5e). Les pertes de balles et le manque d’adresse côté CBB sont enrayés par l’acharnement défensif de Caskill, puis par deux paniers primés signés Godin puis Bertorelle (12-13, 7e). Muselé par une défense en zone hyperagressive, Cognac accuse un retard de deux points au terme d’un premier quart (15-17, 10e).

Deux paniers primés de l’intenable Thibaut Lonzième permettent aux Ligériens de reprendre le large (15-22, 12e), bien aidé en cela par la déficience charentaise aux tirs. Il faudra d’ailleurs s’en remettre à une faute technique de Sulpice pour voir les Cognaçais inscrire leurs premiers points dans le second quart (16-28, 17e).

Revirement de situation

À la mi-temps, le duel défensif auquel se livrent les deux formations tourne nettement à l’avantage de l’ABC (22-34,20e).

Plombés par une adresse aux tirs famélique (27 %), puis par le cinglant 0-13 encaissé en première période, les blancs retrouvent de leur couleur dès la reprise. L’axe Bertorelle-Caskill verrouille la raquette, Bigote enquille à 6,25 m et met le CBB sur orbite (36-36, 28e). Portés par un public ragaillardi, les hommes de Philippe Maucourant prennent le score dans la foulée, et cepour la première fois du match (38-36, 28e, puis 43-39, 30e).

Dans le money-time, les shoots extérieurs de Saounera et de Bigote sapent les maigres espérances de Ligériens littéralement acculés sur leurs bases (56-47, 36e).

Pris à la gorge en seconde période, les Angevins ne se remettront jamais de la déculottée subie dans le troisième quart. Dès lors, Cognac déroule, se permettant même de faire le show devant un public littéralement survolté par un tel bouleversement (70-58, 40e). Un dernier air ball de Lonzième, impeccable jusqu’alors, atteste de cet improbable revirement de situation.

À défaut de s’être montré brillant, Cognac a quant à lui prouvé que la qualification qu’il brigue pour les playoffs, n’est aujourd’hui devenue qu’un moindre mal.


Un redémarrage satisfaisant

Joris Nivore a su profiter de l'occasion pour se mettre en évidence.

Joris Nivore a su profiter de l’occasion pour se mettre en évidence. (photo archives laurent jahier)

Le déplacement à Biscarosse s’annonçait délicat. Les Saintais, déjà privés de quatre éléments majeurs, Woum-Woum, Kiangébéni, Labane – qui disputent la Coupe d’Afrique des nations -, Péraud (toujours blessé), ont en effet vu Sincère s’ajouter à la liste. Ce dernier ne reviendra sur le parquet que le 15 janvier. « Je n’avais que 10 joueurs inscrits sur la feuille de match », indique Franck Maurice, l’entraîneur.

Dans ces conditions un peu spéciales, le sore de parité (26-26) à l’issue de la rencontre satisfait le coach. Même s’il ne s’agissait que d’une rencontre amicale, encore fallait-il assurer l’essentiel sur le parquet face à un adversaire qui a toujours une réputation à défendre, en tant que leader du championnat de Pro D2 mais aussi comme club phare du Grand Sud-Ouest.

Ils n’ont rien lâché

« Malgré un effectif restreint je n’étais pas trop inquiet, souligne le coach. Je voulais simplement savoir comment les joueurs allaient se comporter et réagir. Leur implication a été totale. Ce fut un bon test et un bon match de travail. »

Malgré un retard de trois buts à la pause, les Saintais allaient réagir au cours du deuxième acte et même passer devant les Béarnais. « Je leur ai demandé d’être rigoureux dans le secteur défensif avec un Joris Nivore qui s’est montré très à son avantage. Au début, nous avons connu quelques problèmes de réglage. Ce ne fut pas simple de trouver le bon tempo et les bons enchaînements. Chacun s’est senti concerné et motivé par le projet de jeu. Même si, au départ, j’ai dû un peu “bricoler” sur la base arrière. Les joueurs n’ont rien lâché. C’est intéressant de le souligner car ce n’est pas évident de mettre en œuvre un système de jeu. Nous avons été privés de rotation. Et puis il fallait éviter que des blessés s’ajoutent aux indisponibilités ponctuelles. J’ai pu noter le bon état de forme, les joueurs se sont livrés à fond ».

Cette bonne production individuelle et collective a rassuré Franck Maurice à quelques jours du deuxième trophée de la ville de Saintes (vendredi et samedi). « Dans l’ensemble, je suis satisfait, c’est un bon redémarrage », résume le coach.

Gérard Vallet


Le FCM se relance

Belle joie côté marmandais, qui retrouvent le goût du succès en championnat après plus de trois mois de disette.

Belle joie côté marmandais, qui retrouvent le goût du succès en championnat après plus de trois mois de disette. (photo a. guilbaud)

Depuis le 24 septembre dernier et une victoire au stade Michelon face à Saint-Alban (4-1), les Marmandais n’avaient plus gagné le moindre match en CFA 2. Une série qu’il fallait impérativement stopper lors de la réception de la réserve de Nîmes, samedi soir, car la situation du FCM en championnat était devenue compliquée, puisque le club du président Pugens en occupait la dernière place.

Samedi, ce sont donc bien les joueurs du duo Valladier-Benquet qui rentrent le mieux dans le match avec plusieurs occasions procurées par Valo, Doumbia ou encore Oner, dans le premier quart d’heure. Le danger arrive principalement sur coups de pied arrêtés et sur l’un d’eux, Michel, le gardien nîmois, doit céder sa place sur blessure à Chamaro. Les « Crocos » se mettent à l’initiative devant les buts seulement au bout de vingt minutes avec un décalage dans la surface où Sylvain Roy doit effectuer une sortie incisive pour éviter l’ouverture du score (21e).

La patte magique de Rousset

Ce sont malgré tout les Marmandais qui ont le pied sur le ballon et qui essaient de produire du beau jeu, comme sur cette action collective conclue par un centre, mais qui ne sera pas concrétisée par Doumbia (25e). Les Marmandais seront finalement récompensés de leurs efforts, et ce de la plus belle des manières : sur un coup-franc signé de la patte magique de Greg Rousset, qui loge le ballon dans la lucarne d’un Chamaro qui ne peut rien faire (36e). Le gardien nîmois se rattrapera quelques minutes plus tard d’une claquette sur un nouveau coup franc (42e).

En seconde période, les débats se rééquilibrent quelque peu et les Marmandais font preuve de beaucoup d’expérience face à la jeune garde nîmoise, bien emmenée par une défense très expérimentée, composée de Rousset, Krol et Tunica. Ce sont pourtant les Lot-et-Garonnais qui se procurent encore les situations les plus intéressantes comme sur ce raid solitaire fait de dribbles chaloupés d’Ozgur Oner, qui ravira un public qui l’acclamera lors de sa sortie.

Théréau déjà adopté

Par la suite, le jeu se muscle physiquement et les mauvais gestes qui vont avec pleuvent. Les Nîmois finiront d’ailleurs la partie à dix sur une intervention virile du capitaine Benyachou, qui rejoindra le vestiaire plus tôt que les autres après une échauffourée (86e).

Les Marmandais en profiteront par la suite en tuant le match sur un nouveau coup franc. Non direct mais détourné de la tête par la recrue Gaëtan Théréau, aux anges. Cette victoire, méritée et acquise au courage, les Marmandais sont dixièmes, permet aux Marmandais de s’extirper de la zone rouge.

Jérémy Colin


« Un signal d’alarme »

L'arbitre n'a pas goûté l'attitude de Maxime Le Bourhis (à droite) au moment de célébrer son essai, ce qui ne l'a pas empêché de le valider.

L’arbitre n’a pas goûté l’attitude de Maxime Le Bourhis (à droite) au moment de célébrer son essai, ce qui ne l’a pas empêché de le valider. (photo dominique jullian)

«On s’est fait ch… Seule la victoire est belle. On va profiter du dimanche en famille, manger des crêpes. Après, il faudra se concentrer sur la venue d’Oyonnax et retrouver un peu plus de lucidité. » Lucide, Franck Jacob l’est pourtant au moment de commenter le succès acquis face à une équipe aurillacoise accrocheuse. Comme l’ensemble des joueurs, le deuxième ligne n’en a pas fait des tonnes une fois le match achevé, retournant rapidement aux vestiaires sans démonstration de joie démesurée.

Il faut dire que s’ils étaient prévenus du danger, les Rochelais sont retombés dans leurs travers, samedi. Avant la réception d’Aix, pour la dernière rencontre de l’année 2011, Benjamin Ferrou avait pointé le manque de solutions proposées au porteur du ballon. La faute, le plus souvent, à un nombre trop important de joueurs consommés dans le ruck. Et qui, par conséquent, ne pouvaient pas participer au jeu par la suite.

Des joueurs « en éveil »

Un défaut gommé contre les Provençaux mais que l’on a retrouvé samedi. Ajouté à une touche défaillante, à des fautes de main et des mauvais choix, cela a compliqué la tâche des Rochelais, déjà pas aidés par la combativité des Cantaliens, 13es de Pro D2.

« C’est bien, ce match est un petit signal d’alarme, on se l’est rendu difficile face à une équipe dense devant, avec un bon alignement, avertit Patrice Collazo. Il faut se contenter des quatre points sur le plan comptable. » Malgré tout, le co-entraîneur rochelais en charge des avants y voit un aspect bénéfique : « Les joueurs vont rester sous pression, en éveil. » Ce qui ne sera pas de trop avant la venue d’Oyonnax, 10e au classement après sa défaite à Grenoble, hier (24-3). Selon le technicien, ses protégés « ont eu une joie très mesurée, ils ont conscience de leur performance. Mais attention, on ne mettra pas 50 points à tout le monde ».

L’inquiétude n’étreint tout de même pas Patrice Collazo qui, s’il ne peut se satisfaire de la performance collective des siens, a noté des comportements individuels qui lui ont fait plaisir, comme « la rentrée de Cobus (Grobler), qui est intéressante, de même que celle de Uini (Atonio) et le match de Jacob. »

Le Bourhis trop démonstratif

On ajoutera à sa liste la partition jouée par Maxime Le Bourhis, même s’il ne s’est pas fait que des amis avec son attitude lors des deux derniers essais de la soirée. En effet, l’ailier avait été pris à partie par plusieurs Aurillacois après avoir poussé Ratu (qui venait de le narguer) dans l’en-but, puis avait manifesté son plaisir de manière trop ostensible au goût du référé sur son essai, dans la foulée. « Ils ont chambré sur leur essai. Je n’aime pas trop ça, alors j’en ai fait autant. L’arbitre m’a reproché de trop montrer ma joie. »

Néanmoins son essai, sa vista sur sa ligne, sa défense et sa tentative d’interception – qui annihilait un surnombre aurillacois qui aurait pu être fatal – ont fait beaucoup de bien à son équipe : « Devant, on sentait qu’on se cassait beaucoup la tête. On a essayé de bien gérer, de rattraper ça, notamment avec Sébastien (Fauqué), qui nous a permis d’être présents sur la largeur. Le score, serré, a fait qu’on n’a pas fermé le jeu. La manière n’était pas là, mais il fallait gagner. À titre personnel, je retrouve la confiance de match en match. »

Elle ne sera pas de trop pour la suite, tant l’arrivée de Vainikolo va amener de nouvelles solutions, et donc de nouvelles rotations, au sein des lignes arrière. Mais cela ne devrait pas être le cas avant le déplacement à Périgueux, dans deux semaines.

D’ici là, les Rochelais doivent préparer la venue d’Oyonnax, un concurrent à la montée en Top 14, pour le deuxième match d’un bloc plus favorable pour les Maritimes au regard du nombre de réceptions (quatre). Mais Patrice Collazo conclut, en guise d’avertissement : « Aucun match n’est facile, on n’est pas à l’abri de se faire taper à la maison. »