Redémarrage en côte

À l'aller, le collectif landais n'avait laissé que des miettes aux Ardennaises (74-37).

À l’aller, le collectif landais n’avait laissé que des miettes aux Ardennaises (74-37). (ph. Nicolas Le Lièvre)

Nous les avions laissées émoussées par un calendrier infernal mais victorieuses face à une équipe de Mondeville, à laquelle elles subtilisaient du même coup la troisième place du championnat. On ignorait alors que ce huitième succès serait le dernier de l’année 2011. Que le forfait d’Arras autoriserait les joueuses de Basket Landes à un départ en vacances anticipé, mais mérité.

Reste à savoir si cette courte parenthèse hivernale aura permis aux Landaises de recharger leurs batteries. Si le collectif s’est remis au travail avec envie et assiduité depuis le 30 décembre, on en saura plus ce soir sur le parquet de Charleville-Mézières où les partenaires d’Anaïs Le Gluher-Cano espèrent repartir de plus belle dans leur quête d’un accessit pour les playoffs.

1 Les sept travaux de janvier

On a connu reprise plus douce. Le calendrier de janvier s’annonce sans pitié et sans répit pour Basket Landes qui enchaînera sept matchs en quatre semaines. Le déplacement dans les Ardennes sera suivi de deux réceptions : Bourges « qui voudra nous faire payer d’avoir gagné au Prado », et Nice « lanterne rouge, qui viendra vendre chèrement sa peau ». Deux rencontres intercalées entre les huitièmes aller et retour d’Eurocup face à Arras (1).

Atrébates et Landaises ne se quitteront pas en ce début 2012 crucial, puisque les deux équipes sont tombées d’accord pour rattraper la journée 14, repoussée en raison d’une épidémie de gastro-entérite dans le clan nordiste juste avant la trêve, le mercredi 25 janvier. Soit trois jours avant le premier tour de Coupe de France à Perpignan, dessert de ce menu de reprise particulièrement copieux.

« J’aurais préféré jouer Arras à la date prévue, mais au moins, on sera à jour assez vite », indiquait Olivier Lafargue, le coach landais, à la veille d’un déplacement dans les Ardennes en avion.

Une option rarissime lors du championnat domestique, mais que le staff espère payante à plus ou moins long terme. « Si on peut s’éviter un long voyage épuisant dès la reprise, c’est aussi bien », plaide le technicien.

2 Repartir du bon pied

Olivier Lafargue connaît trop l’importance de réussir sa reprise, que ses joueuses ont souvent ratée. Comme ce 8 janvier 2011 quand, « après avoir mené de 20 points », Basket Landes avait craqué face à la grinta des locataires de la salle Bayard (51-49), avant de rechuter à Villeneuve-d’Ascq.

« On s’était un peu compliqué les choses avant de finir la saison en trombe, reconnaît Olivier Lafargue. Mais comme on n’est pas sûr de réaliser la même fin de saison, autant éviter de commettre de nouvelles bêtises. » Comprenez : s’épargner un nouveau revers sur le parquet d’un mal classé, après les déconvenues de Lyon (55-51) et d’Aix-en-Provence (59-54).

Hormis l’éclatant succès à Belgrade en Coupe d’Europe, Basket Landes n’a plus glané les deux points hors de ses bases depuis le 13 novembre à Nantes (56-61). Souhaitons que la série ne s’éternise pas et que les étrennes passent à l’heure pour Basket Landes. Après tout, c’est la période des vœux…

3 Passer Pâques au balcon

Si Basket Landes avait un souhait à formuler, ce serait sans doute celui de figurer dans le top 4 de LFB au printemps, rang qui lui ouvrirait les portes des demi-finales. Pour l’heure, les Landaises sont dans les clous. Dans un classement en trompe-l’œil, dont les matchs en retard perturbent la lisibilité, Basket Landes pointe à la cinquième place, à égalité de points (21) avec Hainaut et Tarbes, mais avec une rencontre en moins. Si la césure avec la deuxième partie de tableau (de 8 à 14) est déjà conséquente (3 victoires), la marge de manœuvre demeure infime avec ses devanciers et principaux rivaux pour le Top 4, Bourges (4e) et Mondeville (3e), dernière formation à s’être imposée dans le chaudron de Bayard.

4 Les Flammes cherchent l’étincelle

« Le bilan ne correspond pas à ce que l’on souhaitait », déclarait cette semaine à nos confrères de l’Union Katé Dimitrova, l’arrière bulgare des Carolos. À la trêve, les rêves européens se semblent plus franchement d’actualité pour l’ex-Landaise du FCBA. Treizièmes (avec un match en retard à Bourges), les Flammes sont plus que jamais engagées dans la lutte pour le maintien. L’attaque la moins prolifique de la division n’en demeure pas moins un danger. Qui plus est dans son antre fétiche, où jusqu’ici, elle a réussi à combler ses manquements offensifs par une défense de fer, et contrer l’ensemble de ses rivaux directs. En revanche, les Flammes n’ont pas encore trouvé la petite étincelle pour dominer des équipes de haut de tableau (Montpellier et l’Usom) à Bayard. La troisième tentative pourrait être la bonne, à condition que le collectif ardennais ait digéré la séparation d’avec l’une de ses plus coriaces guerrières sous le cercle, Magali Lacroix, pour incompatibilité d’humeur avec l’entraîneur. Mais au-delà des points à prendre, laver l’affront du match aller, soldé par un humiliant 74-37, constituera une solide base de motivation pour les Carolomacériennes.

(1) Les huitièmes de l’Eurocup face à Arras ayant été programmés les mercredi 11 et 18 janvier au lieu des jeudis, les rencontres de championnat initialement prévues le dimanche 15 janvier contre Bourges et le 22 janvier face à Nice ont été avancés au samedi 14 janvier (20 heures) et au samedi 21 (20 heures).


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