
Les Capistes ont encore laissé filer une occasion de ramener des points. (archive jean-christophe sounalet)
Le mistral – qui soufflait à plus de 90 km/h samedi sur Aix – a tout emporté sur son passage, y compris les espoirs d’un succès périgourdin en Provence pour cette dernière rencontre de la phase aller. Envisager ce scénario n’avait rien d’incongru tant le CAP aurait pu renverser la tendance à la 71e minute. Menés 12-8, les hommes de Dantin rataient une pénalité facile, à 22 m face aux perches. Malheureux, Rongiéras l’expédiait hors du cadre. « C’est le tournant de cette rencontre, expliquaient les membres du staff périgourdin. Pays d’Aix aurait alors douté et nous étions, avec le vent, en bonne position pour les mettre en difficulté. »
« C’est rageant »
Juste après ce coup du sort, les visiteurs continuaient à pilonner la ligne d’en-but. À droite, à gauche, les efforts des trois quarts étaient louables, mais un peu trop stériles. Et sur une interception en bout de ligne, alors que Mouret était bien décalé pour marquer l’essai de la gagne, Solana crucifiait les espoirs du CAP. Un long coup de pied, un rebond favorable, un point de fixation, le jeu repartait sur les extérieurs. Les joueurs d’Aix, en surnombre, débordaient le dernier rideau périgourdin. Noutary marquait le seul essai provençal. 19-8 au final, même pas de point de bonus défensif. Une fois de plus l’addition est lourde pour le CAP, qui ne méritait certainement pas ça.

« C’est rageant car on tenait bien la fin de match, expliquait le pilier Naulleau, un ancien de la maison aixoise. On a été tout proche de les mettre à la faute mais cet essai en contre nous a tués. Jusque-là, nous étions bien en place. »
Et même mieux, puisqu’à la 21e minute, Botica ne prenait pas la pénalité sifflée sur la ligne des 40 m. Bien vu ! La superbe combinaison qui suivait sur la pénaltouche envoyait Hugo Rongiéras à dam (3-5).
Un programme terrible
Derrière, le CAP commettait trop de fautes et le buteur aixois, Jérémy Bourlon s’en donnait à cœur joie : 9-5 à la pause, 12-8 plus tard. On connaît la suite. Et Périgueux de rester englué en dernière position de Pro D2. Dommage, car un point de bonus (au minimum) grappillé à l’extérieur aurait permis de tenir la cadence imposée par Béziers et Narbonne, également défaits, mais à domicile, avec un point au compteur. Désormais, la bande à Dantin ne doit pas revenir bredouille d’Auch, samedi. Car avec la réception de La Rochelle dans la foulée, suivi d’un délicat déplacement à Bourgoin, la suite s’annonce terrible. Sans compter que le CAP rendra ensuite visite à Narbonne, début février, pour ce qui constituera une véritable finale pour le maintien.
Steven Imber